HISTOIRE DU MANOIR BREAKEY

Bed and breakfast région de Québec

 


Mme Louise Breakey, avec ses chiens

Le Manoir Breakey a été construit à la demande de Colin Cathcart Breakey (1878-1956), fils de John Breakey (1846-1911) & Helen Anderson (1848-1931). Il y a vécu avec son épouse, Louise Breakey (Louise Emma Mc Dougall). Ils n’ont pas eu de descendance directe.

 

La famille Breakey a eu un destin florissant grâce à l’industrie du bois, durant près de 140 ans. Elle a persisté sur la voie de la réussite, en réorientant sa production en fonction des aléas du marché, malgré la précarité et l’instabilité de celui-ci. John Breakey, longtemps à la tête des affaires familiales, a été un acteur significatif de la grande région de Québec, tant sur la Rive-Nord que sur la Rive-Sud. À une certaine époque, la «John Breakey Company» utilisait sa propre ligne de chemin de fer privée, le long de la rivière Chaudière (à l’emplacement actuel de la piste cyclable «Route verte», tronçon de Breakeyville), pour acheminer son bois de sciage vers le port fluvial. Dans les jardins du Manoir Breakey, on peut encore apercevoir des rails de chemin de fer, installées au sol, pour délimiter les chemins. La structure même du Manoir Breakey a intégré des rails de chemin de fer : elles sont visibles au sous-sol et soutiennent tout l’édifice.

 


Le Manoir Breakey, au début du 20ième siècle

Au début du 20ième siècle, le Manoir Breakey était appellé «Chaudiere Manor», tandis que la «Chaudiere House» désignait la résidence des parents de Colin (John & Helen), située juste en face du Manoir Breakey. Bien que la résidence originale de John Breakey ait été détruite dans un incendie, celle qui l’a remplacée ressemble à la précédente. La résidence construite pour les grands-parents de Colin, Hans Denaston Breakey & Teresa Murray, habrite aujourd’hui le Sento Spa, notre voisin collatéral.

 

 


Les trois manoirs de la famille Breakey

Cet ensemble de trois résidences bourgeoises historiques, sur l’avenue Saint-Augustin, a inspiré le nom d’un récent développement domiciliaire: la rue des Trois Manoirs. Avant de devenir la paroisse de Sainte-Hélène-de-Breakeyville (en l’honneur d’Helen Anderson, épouse de John Breakey), la région était connue sous le nom de «Chaudiere Mills», compte tenu des moulins à scie opérés par la famille Breakey. Au numéro 7 de la rue des Trois Manoirs, on peut aussi admirer une résidence privée qui a été aménagée dans les anciennes écuries de la famille Breakey. En empruntant la piste cyclable, aux pieds du Manoir Breakey, on peut aussi découvrir des ruines des anciens moulins à scie des Breakey et en apprendre plus sur cette famille, grâce aux affiches éducatives offertes par la Ville de Lévis.

 

Appréciée de la bourgeoisie anglaise de la grande région de Québec, la firme d’architectes Staveley a dessiné les plans du Manoir Breakey, à la demande de Colin Breakey. Trois générations de Staveley ont laissé leur marque dans la Capitale-Nationale, mais aussi ailleurs dans la province. On leur doit nombre de résidences cossues du quartier Montcalm, des églises, ainsi que des édifices exceptionnels tels le Domaine Cataraqui, une partie du Cercle de la garnison de Québec, l’Anglicane à Lévis, la «Quebec Bank» (John Breakey en a été le président), aujourd’hui intégrée au Musée de la Civilisation, ou encore de véritables châteaux, telle la «Cascade House» (Kénogami/Jonquière), propriété de William Price, et le Manoir Breakey.

Le choix de Colin Breakey d’édifier un manoir de style néo-Tudor à Breakeyville est probablement lié à la fierté pour ses origines britanniques. Colin a étudié à Cambridge (au «Jesus College») en 1897-1898, et il a contribué à l’effort de guerre, en 1918, au sein de la «Canadian Over-Seas Expeditionary Force». De 1890 à 1930, en Amérique du Nord, le style néo-Tudor était prisé par la bourgeoisie anglophone qui y trouvait une façon d’afficher son attachement envers la Couronne britannique, une volonté de sophistication et sa réussite sociale. Par ailleurs, l’origine lointaine du patronyme Breakey est belle et bien francophone. Leurs ancestres, les De Brequet, étaient des Huguenots français ayant fui vers l’Angleterre, en 1685.

Au plan architectural, le Manoir Breakey est un exemple patent du courant néo-Tudor («Tudor Revival» ou «Mock Tudor»). Cette tendance consistait à faire revivre certains aspects du style «Tudor» original (associé à la dynastie Tudor, 1485-1603).

À partir d’un plan de maison asymétrique, le style néo-Tudor se reconnait à ses colombages décoratifs (non-structuraux: «half-timbering»). Avec le style Tudor original, la partie externe des colombages représentait la face visible de poutres constituant la structure même de l'édifice. Avec la tendance néo-Tudor, les colombages, purement décoratifs, offraient de plus grandes possibilités d'expression. On peut en découvrir plusieurs motifs différents sur le Manoir Breakey. Ils ont tous été restaurés avec grand soin.

Également typiques du style néo-Tudor, on retrouve les cheminées de briques surdimensionnées et ornementées, les toits en pente raide, l'abondance des pignons (souvent croisés), un 2ème ou 3ème étage proéminent, des balcons ou pignons proéminents, des oriels (ou fenêtres en baie) avec des avancées (ou encorbellements) parfois aménagées sur plus d’un étage.

 


Les vitraux de plomb originaux du Manoir Breakey

Toutes les caractéristiques qui précèdent peuvent être admirées sur le Manoir Breakey. Il présente encore d’autres éléments caractéristiques du style néo-Tudor, tels des fenêtres avec vitraux en plomb, des portes en forme arrondie (avec ornementation) et des foyers surdimensionnés.

 

Le Manoir Breakey a connu différents propriétaires, au fil des années. Au tournant des années 2000, une auberge y a été opérée par la famille Lachance (Roger & Agathe Lachance) qui possédait déjà l’ancienne résidence de Hans Denaston Breakey. Plusieurs couples ont des souvenirs de leur mariage en ces lieux.

Aujourd’hui, il n’y a plus aucun descendant de la famille Breakey à Breakeyville, mais leur héritage est estimé par la population. Le Manoir Breakey, figure emblématique du paysage breakeyvillois, a été reconnu comme un «joyau du patrimoine architectural» de la Ville de Lévis.

À partir du printemps 2012, les propriétaires actuels, Hélène & Richard, se sont attelés à la tâche colossale de réparer les marques laissées par le temps et les intempéries sur cet édifice unique au Québec, avec l’objectif de le mettre en valeur et d’en redonner accès au public, sous la forme d’un gîte 3 chambres, avec services de réunions et réceptions. Leur passion et leur engagement volontaire envers le patrimoine collectif se traduiront, pour encore plusieurs années à venir, par des améliorations successives à la propriété, tant au niveau des bâtiments que des jardins à restaurer.


Le Manoir Breakey aujourd'hui
 

 

Pour plus d’informations sur l’histoire de la famille Breakey, consultez le site de la Société d’histoire Sainte-Hélène-de-Breakeyville.

 

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